


Que s’est-il passé depuis le jour de mon arrivée au Brésil ? Et quelle est donc la suite ? Je vous invite à découvrir la réponse à ces deux grandes questions dans le site web de ma nouvelle aventure Vent des étoiles, toute juste en ligne - www.ventdesetoiles.com !
















Position: 7°2.140 S 34°51.340 W - Progression: 2553 milles sur 2553
MINI SEAGRAM - Hier à 15 h 30 en temps universel, j'ai mis les pieds sur la terre du Brésil. Yacare est amarré à la marina de Jacare! Aujourd'hui, mise a jour du site Internet au programme...
























Position: 6°58.340 S 34°51.550 W - Progression: 2553 milles sur 2553
MINI SEAGRAM - ARRIVE BRESIL. A LANCRE DANS FLEUVE DEPUIS HIER SOIR POUR DORMIR. MARINA A QUELQUES MILLES



ETA: 19/04/2009 à 17H30 - Position: 5°56.200 S 33°36.490 W - Progression: 2460 milles sur 2553
MINI SEAGRAM - ENTREE RIO PARAIBA PREVUE DEMAIN VERS 16H FR. YACARE GLISSE DS LATLANTIQUE SUD



ETA: 20/04/2009 à 11H00 - Position: 4°19.210 S 31°41.240 W - Progression: 2307 milles sur 2553
MINI SEAGRAM - PENSE ARRIVER DIM APREM OU LUNDI MATIN. EVITERAI ARRIVEE DE NUIT. RECIT A LARRIVEE
Position: 4°16.120 S 31°37.500 W - Progression: 2303 milles sur 2553
MINI SEAGRAM - EPREUVE DU POT AU NOIR PASSEE. ENFIN LES ALIZES. JE FILE A BONNE VITESSE VERS TERRE. BISES DU SUD

Position: 2°19.640 S 30°49.120 W - Progression: 2187 milles sur 2553
MINI SEAGRAM - TOUT VA BIEN. PEU DE VENT. PRB AVEC TEL SATELLITE RESOLU. + DE NEWS DANS QQUES HEURES. BISES MARINES

















Position: 0°28.950 N 29°9.990 W - Progression: 1994 milles sur 2553
MINI SEAGRAM - TRES LENTE EVOLUTION DANS POT AU NOIR TROP CALME. JE GUETTE CHAQUE SOUFFLE DE VENT.BISE TROPICALE





















Position: 1°31.400 N 29°4.870 W - Progression: 1931 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - BIEN AVANCE DANS POT AU NOIR. PREVOIS LAISSER ST PIERRE ST PAUL SUR TRIBORD CETTE NUIT.BISE IODEE












Position: 3°1.900 N 29°0.610 W - Progression: 1842 milles sur 2550
MAXI SEAGRAM - Bonjour a la terre. Hier, premiers signes d'un pot-au-noir. Ciel complètement gris vers 18 h, nuit passée à la barre pour négocier les mauvaises vagues. Météo difficile jusqu'en fin de cette matinée, les vagues atteignant 6 m avec déferlements fréquents. Cet après-midi, retour du beau temps. J'ai alors pu dormir, une bonne partie de l'après-midi. C'est pourquoi j'écris si tard. Cette perturbation était probablement un premier effet du pot-au-noir, dont l'épine dorsale est encore à 60 milles de ma position actuelle, vers le 2 ème parallèle. Le vent souffle toujours du Nord-Est. Il devrait progressivement mollir et passer Sud-Est une fois le pot-au-noir passé. Encore un cargo croisé ce soir, pas loin cette fois. Seul en plein Atlantique, je trouve la vue d'un cargo rassurante, sachant qu'il y a toujours moyen de l'appeler en radio pour lui demander quelque chose en cas de besoin. La chaleur est de plus en plus difficile a supporter. Pas grand apétit. Surtout très soif. Jus de citron sur jus de citron. Hâte d'avoir passé le pot-au-noir et ses calmes potentiels, je pourrais alors estimer une date d'arrivee au Brésil, et prendre une douche avec la douche solaire. Je minimise l'utilisation de l'eau tant que le pot n'est pas passé. Ce matin, du haut de mes trop hautes vagues, j'ai rêvé de ma future aventure: Une bonne balade en roller avec mon fils et ma femme, dans Paris et son beau printemps. Amitiés marines. Raphael

Position: 5°7.970 N 28°21.320 W - Progression: 1711 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - CIEL TRES CHARGE. DE + EN + GRIS. LE POT AU NOIR JE PENSE. TOUT VA BIEN. BISES MARINES.









Position: 7°17.710 N 27°41.930 W - Progression: 1576 milles sur 2550
MAXI SEAGRAM - Un grand bonjour a la terre, ici le 7 ème parallèle Nord. Beau temps, de plus en plus chaud, de moins en moins habillé. Les tomates, achetées complètement vertes au Cap de la même couleur, commencent même a rougir. Mon jardin interieur prend forme. J'ai fait germer pleins de lentilles. Demain ou après-demain, je pourrai donc manger du vert. Grand luxe, a bord d'un navire sans frigidaire. L'heure de la salade approche. Pamplemousses, citrons, pommes, oignons, ail: Achetés aux Canaries, toujours en grande forme. Dans leur filet, bien aérés, on les sent bien a l'aise. Mon éternel compagnon, le jambon serrano: Increvable, à l'abris dans son torchon. Et... Grand bonheur... Pour la première fois de ma vie, aujourd'hui, je prépare du pain. Ca hume dans la cabine. Je viens d'en gouter un petit bout: Un seul mot à dire = excellent. Conserver la nourriture sans frigo est un art que je suis entrain d'apprendre, un petit navire n'ayant bien souvent pas les moyens de produire d'électricite pour le froid. Je retourne les oeufs tous les deux jours, pour qu'ils se conservent longtemps. Ma consommation d'eau n'excède pas (encore) 1.5L / jour. Hier, premier cargo croisé depuis les Canaries. Il est passé assez loin sur l'horizon. Je suis vite allé me rhabiller. Le point aux étoiles, j'y arrive, mais avec une précision qui n'excède pas 30 ou 40 milles... Mon manque d'expérience à la visée doit y être pour pas mal, mais je pense aussi que mon sextant en plastique est plus concu pour le grand soleil que pour les petites étoiles... Quand je repense aux authentiques sextants, il me semble qu'il y a bien souvent une optique avec des lentilles. La, non. Il doit falloir un sacré coup de main pour aligner une toute petite etoile avec un horizon fluctuant avec le tangage du navire. J'ai essayé tous les réglages possibles, rien a faire. J'abandonne donc l'idée du point au sextant pour ma position Google: Pas assez précis. En tous cas, la précision est suffisante pour pouvoir me repérer en cas de panne d'électronique (un orage détruire toute l'électronique, même les appareils portables). L'escale du Cap-Vert m'a vraiment cassé le rythme: Il m'a de nouveau fallut plusieurs jours pour retrouver mes aises à bord. J'ai du mal à lire Arsene, plutôt focalisé sur mes futures aventures, cerveau en plein ébullition. Je réfléchis a des manières nouvelles de voyager dans les grands espaces qui nous entourent: Océans, désert, forêts, à toutes les altitudes, en n'utilisant que l'énergie renouvelable. Cet Atlantique n'est qu'une initiation. J'éprouve une légère appréhension à l'approche du pot-au-noir. A en comprendre le bulletin RFI de ce jour, il se situerait quelque part entre 6 et 2 degrés Nord, mais je n'etais pas trop en phase avec leur phraséologie... On verra bien... Je vous tiens au courant, 220v... Le pot approche... Amitiés marines. Raphael
Position: 8°20.560 N 27°24.940 W - Progression: 1511 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - DE PLUS EN PLUS CHAUD. BELLE JOURNEE. CARGO VU A LHORIZON. GRAINES GERMEES.











Position: 10°30.690 N 27°7.580 W - Progression: 1381 milles sur 2550
MAXI SEAGRAM - Après une nuit agitée par forte houle croisée, et bien souvent de travers, c'est un dimanche de fête à bord de Yacare. Réveil avec pain toasté à la poêle dans un peu d'huile d'olives (une découverte d'hier), confiture d'abricots, oeufs sur plat, the lipton yellow, jus de fruits. A midi, crêpes jambon, oeuf, fromage. Mon gigantesque jambon serrano, un équipier à part entière dont je ne vous avais pas encore parlé, m'accompagne à tous les repas... Mais il n'arrive pas à diminuer... Surdimentionné l'animal... En déssert, salade de fruits frais, pamplemousse, pomme, citron, sucre. Pas grand évènement maritime. Plus trop de poissons volants dans le coin. Pas vu de cétacés depuis un bout de temps non plus. Belle meteo. Bref, les jours s'enchainent, et je n'ai plus trop la notion de temps. Un coup de blues avant-hier, mais ca va mieux. Pas un seul navire croisé depuis le Cap-Vert, ni même depuis les 2 jours suivant le départ des Canaries... Désert total. Quelques lointaines paroles dans la VHF ces dernières heures, il doit y avoir un navire pas trop loin, mais pas visible a l'oeil nu. Astuce du jour: J'ai fixé le trépieds de mon appareil photo sur une bonne planche en bois qui fait lest. Je peux maintenant me filmer, disposant d'un bon nombre d'angle de vues possibles. Ma descente en latitude se fait sentir chaque jour, il fait de plus en plus chaud. Dans quelques heures, j'aurai atteind le 10 eme parallèle Nord. Voila pour les nouvelles du moment. Donc tout va bien. Je vais aller prendre un troisième ris car le temps est monté et j'entends le pilote se plaindre, ensuite continuer ma lecture d'Arsène Lupin. Bise salée du presque 10 eme parallèle Nord. Raphael



Position: 11°58.000 N 26°38.160 W - Progression: 1290 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - DE MAUVAIS POILS AU REVEIL G DISPUTE MA VOILE. BON PETIT DEJ A LANGLAISE, FINIE LHEURE DU BLUES.



Position: 14°4.020 N 26°8.950 W - Progression: 1162 milles sur 2550
MAXI SEAGRAM - Ils sont en bancs, par milliers. Quelques-uns se sont encore échoués sur le pont, dans la nuit. La mer d'aujourd'hui est bel et bien celle des poissons volants. Elle existe vraiment. Et figurez-vous qu'hier, j'ai croisé un gigantesque animal marin. Je suis certain qu'il ne s'agissait pas d'un castor: Une magnifique baleine, bien plus grande encore que celles croisées dans le Golfe de Gascogne. Elle naviguait solo elle aussi, faisant une route opposée a la mienne. Peut-être rêvait t'elle d'un appartement à Paris, elle ? Pour résumer le départ du Cap-Vert, beaucoup de vent, beaucoup de mer. Météo caractéristique des îles avec leurs effets Venturi. Sous voilure réduite, tourmentin, 3 ris dans la grand-voile, mise a poste au moment du départ, aucun soucis, mais vigilence tout de même à la barre pour éviter les déferlantes de travers. Me voilà maintenant a voguer tranquillement vers le Sud Sud-Ouest, faisant route vers l'Est des rochers St. Pierre et St. Paul, a 780 milles de là. Lente progression vers le "pot-au-noir", la prochaine grande Epreuve de ce Batothon. Je ne mets pas trop d'Ouest dans mon cap, afin d'eviter la mauvaise surprise, une fois le pot passe, d'un alizé de Sud-Est en pleine face. Concernant le point aux etoiles: Une vraie catastrophe hier soir encore. A 120 milles du point GPS... A bord d'un petit bateau, par mer formée, il faut un sacré coup de main pour mesurer la hauteur d'une étoile sur l'horizon, mais je ne désespère pas. J'en profite pour approfondir ma connaissance du ciel chaque soir. Cette nuit, la Croix-du-Sud m'est apparue. Cette constellation, qui permet au marin de repérer le sud, se lève sur l'horizon à l'approche de l'autre hémisphère. Hémisphère qui m'est encore totalement inconnu d'ailleurs. Vivement la latitude 0. Encore 14 degrés. Une bouteille de St. Emilion m'attend pour donner lieu au tant attendu rituel marin du passage de l'équateur. Bises marine. Raphael

Position: 16°5.840 N 25°41.040 W - Progression: 1037 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - EN MER, CAP SUR LE NOUVEAU MONDE. PLEINS POISSONS VOLANTS ICI, ET UN ECHOUE SUR LE PONT.







Position: 16°53.200 N 24°59.470 W - Progression: 980 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - JE SUIS ARRIVE A MINDELO. DEPART DIRECT BRESIL PREVU AP DEMAIN.
Position: 17°35.220 N 24°26.150 W - Progression: 937 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - PRESQUE O CAP VERT. ARRIVEE PREVUE MINDELO DEMAIN A LAUBE. A LA SIESTE. BISE MARINE.


Position: 18°53.050 N 23°0.400 W - Progression: 815 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - GD FRAIS DE NORD OUEST ENTRE HIER SOIR ET CE MATIN. ALIZES ENFIN DE RETOUR. BARO EN HAUSSE. POINT AUX ETOILES+TARD

Position: 20°38.380 N 21°41.060 W - Progression: 684 milles sur 2550
MAXI SEAGRAM - Un grand bonjour a terriens / terriennes, toutes espèces confondues; Ici animal marin bipède Raphaël Legrand. Bip-bip. Depuis hier, vent de Nord-Ouest, en travers de ma route. La mer du vent s'étant un peu trop formée dans la nuit, j'ai mis un peu de Sud dans mon cap pour dormir plus tranquille. Ce matin, zapping sur les ondes courtes pour repérer les stations intéressantes. Totale diversité, pour tous les goûts, dans pleins de langues: Arabe, Francais, Anglais, Portugais, Espagnol, Allemand, Chinois... Maintenant, je vogue au gré d'une belle musique chinoise qui me transporte plus loin encore. Hier soir, j'ai su me situer avec précision sur une droite, grâce a l'étoile Dubhe... Vous ne pouvez pas imaginer mon bonheur... Pour faire un point complet avec les étoiles, il faut relever au minimum deux étoiles, ce qui donne plusieurs droites dont l'intersection est notre point. Je tenterai de faire mon premier point complet par plusieurs étoiles ce soir. Si j'y arrive, ce sera un grand moment. J'ai préparé le terrain hier soir en repérant les étoiles de la contellation Orion et son Diamant: Sirius, la plus brillante du ciel, ensuite Rigel la bleue, Betelgeuse la rouge, Aldebaran, Capella, Pollux, Castor et Procyon. Je les relèverai avec mon sextant au crépuscule. Des animaux marins m'ont encore escorté durant une bonne partie de la nuit car j'entendais leur sonar résonner dans la cabine de Yacare. Par nuit noire, je n'ai pas su identifier l'espèce... Bon pretexte... En fait, meme de jour, j'ai encore du mal a faire la différence entre un castor et une baleine. Allez, j'ose donner un avis: Probablement des dauphins... Je pense atteindre Mindelo Lundi et vous enverrai des photos si le WIFI fonctionne bien. J'ai envie de poisson, peut-être que je vais pécher aujourd'hui. Le plus difficile sera d'achever la bête. A midi, riz au fruits de mer. O prochain seagram. Amitiés marines. Raphael
Position: 21°16.620 N 21°18.480 W - Progression: 643 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - BONHEUR,1ERE VISEE SEXTANT OK SUR DUBHE.LA DROITE PASSE PILE SUR LE POINT GPS. DEMAIN POINT COMPLET ETOILES


Position: 21°59.960 N 20°38.550 W - Progression: 584 milles sur 2550
MAXI SEAGRAM - Un grand bonjour à la terre, qui j'espère se porte bien. Ici le tropique du cancer. Après quelques déboires avec les technologies de communication du bord, je peux enfin vous envoyer de longs seagrams... Pour résumer, j'ai une pêche d'enfer, j'ai pris le rythme de la transat. Avant le départ, j'étais inquiet quant à mon aptitude a gérer mon sommeil, et finalement, j'arrive à dormir comme un loir, la nuit, avec une sieste l'après-midi. Je me réveille naturellement toutes les 2 heures pour faire un tour d'horizon, et me rendors aussi tôt, de retour dans mes rêves. Aucun navire croisé depuis plusieurs jours, grand désert. Les navires croisés au debut avaient tous été détectés par mon merveille, détecteur de radars. Les premiers jours, je vivais en haut et bas de polaire, il faisait froid, mais maintenant je vis en slip, et j'ai encore trop chaud, bientôt en pagne. Après une première soirée de repérage d'étoiles, j'ai commencé hier soir la pratique du sextant sur Dubhe, l'une des étoiles de la Grande-Ourse, la plus facile a repérer. Une fois la hauteur de l'étoile relevée, et non sans peine, les calculs astronomiques me positionnaient sur une droite passant a 240 milles de la position indiquée par mon GPS... Encore des progrés à faire donc, premiers deboires avec les étoiles. Et il faut à chaque fois attendre le crépuscule pour voir l'étoile et la ligne d'horizon en même temps, car le sextant mesure la distance entre les deux. Les nuits sont totalement noires en ce moment, pas de lune. Je continue ce soir avec mes étoiles. Heureusement que j'ai deux GPS... Des dauphins m'ont escorté toute la nuit, discutant sous ma coque. J'entendais leurs sonars résonner dans la cabine de Yacare. J'ai eu beau leur demander de faire moins de bruit, ils n'ont rien voulu entendre... Finalement, je leur ai juste dit de faire attention a mon safran. Au réveil ce matin, très grand soleil, presque pas de vent, pas un bruit, un Atlantique complètement plat: Je ne pensais pas que ca existait. Un oiseau qui ressemblait à une pie était perché sur Yacare. J'ai eu l'étrange impression de me réveiller dans une ferme à la campagne. Mon germoir à graines est tombé, tout à replanter, autre fixation a étudier. Mon pilote barre a merveille, alimenté à la seule énergie solaire. Je lui ai scotché un sac en plastique blanc pour le protéger du soleil et des embruns. Escale prevue a Mindelo de Sao-Vincente au Cap-Vert dans quelques jours, a 390 milles d'ici. Je compte prendre un peu d'essence, comme je n'ai que 10 litres à bord, car je pense utiliser mon moteur hors-bord dans le pot-au-noir pour jouer a saute-mouton entre les nuages et chercher le vent. Aujourd'hui je vais replanter mon jardin et continuer ma lecture d'Arsene Lupin "la demoiselle aux yeux vert". Amities marines. Raphael. Au prochain seagram.
Position: 22°35.140 N 20°11.660 W - Progression: 541 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - 1ER JOUR EN SLIP, TEMPS DE REVE. EXERCICE VISEE SEXTANT DUBHE CE SOIR MAIS BESOIN + ENTRAINEMENT








Position: 23°20.140 N 19°32.200 W - Progression: 483 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - REPERE ALKAID DUBHE KOCHAB SCHEDIR DS LA NUIT. PAS FAIT POINT AVEC.MHABITUE ALIZES.BISE MARINE


Position: 24°2.680 N 18°47.160 W - Progression: 424 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - SOLEIL COUCHE,ALIZES MUSCLES, BONNE BOITE CUISINE ESPAGNOLE DEVOREE.VAIS ESSAYER REPERER ETOILES...
Position: 24°34.840 N 18°16.600 W - Progression: 382 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - APRES NUIT AGITEE, NUAGES BOURGEONANTS AVEC GRAINS, ASSEZ CALME. JUSTE CROISE TORTUE MER. PREPARATION OMELETTE.

Position: 25°41.120 N 17°9.300 W - Progression: 292 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - TRES BEAU TEMPS ALIZES FORCE 4 GD SOLEIL. TTES VOILES DEHORS. SUPER FORME.CULTURE GRAINES GERMEES.

Position: 26°49.800 N 16°18.650 W - Progression: 210 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - PROGRAMME SPORTIF FATIGUANT. NUIT BLANCHE A LA BARRE. VENT FORT, MER FORTE. FORCE 7 A 8. J'AI ENFIN DORMI CET APREM. CA VA MIEUX.
Position: 28°6.130 N 15°22.160 W - Progression: 104 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - Ca y est je suis en mer, départ de nuit.







Position: 28°7.700 N 15°25.600 W - Progression: 100 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - Je n'ai pas trouvé de bois ok pour construire un safran de secours. Tant pis. Je vais attendre demain matin pour acheter de la fibre de verre et de la résine, ensuite départ.










Position: 28°7.700 N 15°25.600 W - Progression: 100 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - Fuite eau au niveau de la fixation du safran réparée. Départ prévu demain.
Position: 28°7.700 N 15°25.600 W - Progression: 100 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - Arrivé a las palmas. Entrée d'eau détectée pendant traversée. Environ 1 litre a l'heure. Reste à voir la cause et agir en conséquence. Après la sieste. De manière générale, le bateau a très bien fonctionné, avec tous ses nouveaux équipements. Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de sortir le bateau de l'eau, car la fuite semble trouver son origine au dessus de la ligne de flottaison. L'eau entre seulement quand il y a des vagues. Je vous tiens au courant (220v).
Position: 28°11.740 N 15°17.070 W - Progression: 95 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - Très belle première nuit en mer. Bien dormi, par tranches de 45 min max, souvent reveille par le merveille.
Position: 28°31.360 N 14°30.300 W - Progression: 48 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - BELLE NUIT SOUS ALIZES. RISOTTO SUR FEU. BIENTOT DODO. DEMAIN MAT ESCALE LAS PALMAS.
Position: 28°52.670 N 13°43.100 W - Progression: 4 milles sur 2550
MINI SEAGRAM - JE SUIS EN MER ENFIN EN ROUTE. RAYMOND LE PILOTE BARRE. PAS VU SIRENE
Position: 28°55.019 N 13°42.176 W
Top départ!
Un jour, c’était devant un plat de spaghettis bolognaise, Raphaël me fait : « Si on achetait un rafiot et si on faisait le tour du monde ? » J’ai dit banco, j’adore la mer, le voyage, tout ça. Finalement, il part seul. En fait, j’attends qu’il aille vers l’Ile de Pâques, via le canal de Panama et la Polynésie pour embarquer sur Yacare. Je suis branché l’Atlantide et Mu, moi. En attendant, je lui ai fait une petite chanson, histoire de l’accompagner quand même, d’une autre façon. Il y a une allusion à l’Atlantide, d’ailleurs, in the song. Très fine. Daniel Buisson
“Captain Middleman, is crossing the sea, with you… Hi the whales, hi the waves, what a deal, hello Brasil… Atlantis ruins, slidin’ away, beneath the slipstream, on the seaways…”
Bonjour à vous. Contre temps. Je suis toujours à Puerto Calero ! Le départ n’est qu’une question d’heures ! Le bateau est prêt, mais je n’en ai pas fini avec les courses. Au moment de larguer les amarres, j’enverrai le premier Seagram.
ETA: 10/04/2009 à 17H00 - ETD: 12/03/2009 à 14H00
Ohé du bateau, je suis là, aux Canaries! Désolé de vous avoir si longtemps laissé sans nouvelles. Des travaux sur ma quille, non initialement prévus, vont causer un retard de la date de départ d'environ deux jours. Je pense pouvoir larguer les amarres Jeudi 12, au lieu de Mardi 10. C'aurait pu être pire, mais Vidal, le docteur de Yacare, a été génial! Il a bien voulu revoir son planning pour traiter ma quille en priorité et minimiser l'impact sur ma date de départ. Un vrai miracle, et encore merci à toi Vidal! Aujourd'hui, c'est la journée des technologies. J'ai mis en place un système de communication par satellite qui me permettra de blogger en live sur mon site depuis le coeur de l'océan! Régulièrement, je posterai des "seagrams". Vous ne connaissez pas? Normal. C'est un mot que je viens d'inventer. Un "seagram" est un message transmis à l'aide de mon téléphone satellitaire, et qui permet de mettre à jour mon site: Position sur la carte, nombre de milles courus, nombre de milles restants, ETA (Heure d'arrivée estimée), commentaire. Bref, à défaut d'être le premier à traverser l'Atlantique, je serai le premier à blogger en live sur la toile depuis le coeur de l'Atlantique, grâce à mon système de "seagrams". Je ferai mon possible pour poster un seagram par jour, pour vous tenir au courant de toute mon évolution sur l'océan. Je témoignerai aussi de mon dialogue avec les étoiles, car j'ai décidé d'apprendre à faire le point astronomique, en route, livre sous le bras, avec mon sextant! Un voyage spatio-temporel pour les internautes! Voilà, je vous laisse, encore pleins de courses à faire... Et aussi, je dois rédiger ma 2ème newsletter. Pensez à vous inscrire pour ne pas la manquer. Raphael

Je vous présente Vidal, le docteur de Yacare. Vidal parle parfaitement le français, car il a appris son métier à Cherbourg, dans ma Normandie natale. « Merci à toi Vidal ! Grâce à toi, nous traverserons l’esprit tranquille ! ».

J’en ai terminé avec l’installation de mes panneaux solaires qui sont maintenant en test.

Aujourd’hui, je m’occupe de mon site Internet. Les personnes qui suivent mon aventure semblent perdre patience, parce que je n’ai pas trop communiqué ces derniers jours. Yacare est transformé en P.C. Aventure. Avec le WIFI à bord, pas de grande différence avec mon bureau parisien.

Le petit appareil au centre de la photo est mon Merveille. Je viens tout juste de l’installer. Il m’assistera à la veille en produisant une alarme stridente quand il détectera les radars des autres navires. Yacare ne pouvant pas être équipé d’un radar, qui consommerait trop d’électricité, je détecte ainsi celui des autres bateaux. Cet appareil fait également office de puissant réveil : Je peux le programmer pour me réveiller toutes les 10, 20, 30 etc. minutes. Lorsque je traverserai des zones à haut trafic pendant une durée prolongée, je devrai dormir par phases réduites de 10 à 30 minutes. Il sera là pour me réveiller.

Voici mon tableau électrique, sur lequel je viens d’ajouter le régulateur de tension de mes panneaux solaires. Sous la prise multiple blanche.

Ma balise de détresse est à poste, dans le carré, sur la cloison des toilettes. J’aurai préféré l’installer plus près de la descente, pour faciliter son déclenchement depuis l’extérieur, mais son magnétisme déréglait mes compas de route (boussoles).

Docteur Vidal a ajouté une couche de fibre de verre et de résine sur l’un des bords de mon safran pour le rendre plus solide.

Yacare est sur son ber. Cette structure métallique avec quatre patins qui soutiennent Yacare s’appelle un ber. Durant ces quelques jours, je vis à bord d’un Yacare « au sec », hors de l’eau, dans l’ambiance d’un chantier qui n’est pas désagréable.

Après ponçage et diagnostique par le docteur de Yacare : Pas d’inquiétude à avoir. Quille pas belle, en effet, mais les joints sont corrects et n’ont pas pu laisser d’eau s’infiltrer. Etant donné mon petit budget du moment, le docteur me propose, à contre cœur, de s’attaquer au minimum nécessaire pour traverser en sécurité, mais je dois lui promettre de traiter toute la rouille après ma traversée, quand je serai un peu plus riche. Marché conclus !

Que ma quille soit rouillée, ok, mais cette fissure se situe aux abords des boulons qui la maintiennent sur ma coque. Quille perdue = Bateau qui coule. La santé du bateau est donc en jeu. Je décide de faire appel à un pro pour diagnostiquer et agir en conséquence.

Ma quille n’est pas super jolie. Il faudra bientôt la traiter en profondeur, mais pour l’instant, je n’en ai pas les moyens. Cela dit, une inquiétante fissure attire mon attention...

Après chaque sortie d’eau, Yacare passe au karcher. Cela permet d’éliminer les organismes marins collés sur sa coque, et c’est le minimum nécessaire pour pouvoir refaire la peinture. J’ai oublié de fermer la porte de Yacare, çà va certainement être mouillé à l’intérieur…

Belle unité à nos côtés. Heureusement que Yacare n’est pas de nature jalouse. De lui à moi, nous savons que seule la beauté intérieure compte.

« Ne t’inquiète pas Yacare, dans quelques jours, tu retrouveras ta mer, et pour un sacré voyage. »

Chantier Varadero de Puerto-Calero. Nous sortons Yacare de l’eau pour refaire les peintures de sa coque, et surtout : Pour vérifier sa quille. L’opération de remorquage au large des côtes marocaines l’été dernier, par mer formée, avait fait subir de lourdes contraintes à Yacare. Je crains donc les mauvaises surprises…

Après quelques mois d’abandon, les retrouvailles avec mon Yacare sont toujours un grand moment d’émotion. Il va bien. Rien n’a bougé. Dans mon deuxième chez-moi, ma deuxième vie a redémarré.

Dans le taxi, les jeux sont faits, rien ne va plus. En route pour l’aéroport Charles-de-Gaulle et rallier les Canaries. Une importante mission me sépare maintenant de ma famille : Un Grand Atlantique à traverser.
Les valises sont prêtes. Mon avion pour les Canaries décollera de Roissy, demain matin, à 7 h. Lorsque je quitterai notre appartement parisien, cette nuit, ma femme Fatima et mon petit garçon Samir seront dans les bras de morphée. Samir fait maintenant dodo, car demain, c’est la rentrée des classes. Je viens de lui lire la dernière histoire de pirates avant mon grand voyage, tous au bord des larmes à la maison. Les au revoirs sont très tristes, et il s’agit d’une étrange tristesse. Un sentiment que je n’avais jamais connu avant. Il nous est arrivé de devoir nous quitter, un mois, parfois plus, pour des missions professionnelles à l’étranger, et la tristesse semblait bien plus normale que celle-ci. Un papa qui part en mission professionnelle, c’est banal, normal, « Il faut bien gagner de l’argent », et il n’y a pas la notion de risque inhérente à l’aventure. Là, c’est très différent. C’est pour passer une épreuve, réaliser un défi personnel, me surpasser, en revenir grandi ; Et ce n’est pas pour gagner de l’argent. L’état dans lequel nous sommes aujourd’hui est comparable à celui que j’imaginais être pour une famille qui doit se séparer un temps parce que « Papa ou maman va sur la lune ». Je pense que l’image aidera à comprendre ce que nous ressentons. C’est étrange et je ne m’y attendais pas moi-même, parce qu’après tout, ce n’est qu’une simple traversée de l’Atlantique. Ce n’est pas un Vendée Globe.

Une valise d’aventurier… Téléphone satellitaire, balise de détresse, livre sur la survie, caméscope, appareil photo, une bouteille de St. Emilion pour le rituel marin du passage de l’équateur, offerte par Olivier la veille de mon départ, et bien entendu : Un germoir avec des graines pour mon jardin de mer.

« L’aventurier » à la une des Informations Dieppoises ! Il va falloir que je prenne soin de mes chevilles, parce que ail, çà risque d’enfler. Moi qui rêvais de devenir un aventurier : Il est aujourd’hui écrit dans le journal que j’en suis un ! Est-ce que je suis vraiment un aventurier ? Après réflexion, allez, j’assume, j’accepte, je suis un aventurier, mais un aventurier apprenti ! La traversée de l’Atlantique, à la voile, en solitaire : C’est un tout premier défi personnel qui m’oblige à me surpasser, et pas qu’un peu !
La raison même de mon site, c’est de partager mon apprentissage de l’aventure, parce qu’en plus de mon défi, je me suis donné pour mission d’aider les personnes qui rêvent de partir à l’aventure, comme moi il y a quelques années. Je profite d’être un apprenti aventurier pour transmettre cette expérience. Quand je serai un aventurier d’expérience, il sera trop tard pour partager mon expérience d’apprentissage.
Dieppe, c’est la ville de mes premiers hochets, de mes premières piqûres, de mes premiers bains de mer, de mes premières études, de mes premiers Amis, de mes premières Amoures ! Et surtout, ma famille vit en partie à Dieppe et dans ses environs. J’y viens donc de temps en temps, pour rendre visite et respirer l’air pur !
Chevilles pas enflées, et du fond du cœur, je remercie toute l’équipe de la rédaction des Informations Dieppoises pour ce très bel article que j’ai beaucoup aimé. C’est l’occasion, et cela me fait le plus grand plaisir, de partager mon aventure avec Dieppe. J’espère que cet article suscitera, chez ses lectrices, ses lecteurs, l’envie de suivre mon évolution sur Internet, et que cela provoquera l’étincelle révélatrice de pleins de vieux rêves soi-disant impossibles.
Avec un si bel article, une chose est certaine : Je ne peux plus me dégonfler. Si je le faisais, j’aurai l’air d’un parfait guignol ! (- :
ETA: 05/04/2009 à 17H00 - ETD: 10/03/2009 à 14H00
Toujours à Paris. Je viens juste d'envoyer ma première newsletter. J'y dévoile mon état d'esprit du moment, celui d'une personne s'apprêtant à vivre l'une des expériences clef de sa vie: Traverser l'Atlantique, en solitaire, et pour la première fois... Question planning, pour résumer: Les amarres seront larguées avec un petit temps de retard, mais ce ne sera qu'une question de jours. Mon billet d'avion pour les Canaries est réservé pour le 2 Mars. Les valises sont gonflées à bloc avec plein de choses: Panneaux solaires, balise de détresse, cartes nautiques, pharmacie... Le rendez-vous est pris pour sortir Yacare de l'eau le 4, juste le temps de soigner sa coque et vérifier sa quille, avant le grand départ. Un tout neuf radeau de sauvetage vient d'être commandé. Il nous sera livré dans les alentours du 9 Mars, directement sur le chantier naval de Puerto Calero. Ensuite, à nous, à Yacare et à moi, de prendre la mer !

M’embarquant dans cette aventure, extrême pour moi, certes, mais à priori banale pour beaucoup, jamais je n’aurai imaginé que la presse nautique puisse s’y intéresser un jour ! Eh bien oui, Janvier a démarré avec un article dans la presse nautique ! La revue Loisirs Nautiques parle de la transat de Yacare ! Et sous une introduction qui aurait de quoi faire enfler les chevilles de plus d’un pied marin ! Bon allez, çà fait plaisir qu’on intéresse à moi, mais surtout, j'ai beaucoup aimé cet article parce qu'il contribue à casser le tabou des grandes navigations à bord des petits voiliers, lourd héritage de notre ancien système de catégories, qui interdisait carrément ce genre de navigations. Un grand merci à Loisirs Nautiques ! (--- ;

Paris grisaille. Paris pluie. Visite du salon nautique. Mais un peu de soleil dans la tête tout de même, puisque cette visite du salon m’aura permis d’acheter mon pavillon de courtoisie que je devrai arborer à l’approche des eaux territoriales brésiliennes.
Confirmation de réservation bien reçue. Yacare a maintenant une place qui l’attend à Jacare-Yacht-Village, un petit port brésilien à proximité de Cabedelo dans le rio Paraïba, et qui porte presque le même nom que mon bateau !
Destination: Rio Paraïba Brésil - ETA: 25/03/2009 à 16H00 - ETD: 01/03/2009 à 14H00
Révision du point d'atterissage initialement prévu pour ma transat. Je décide de cibler le Brésil plutôt que Trinidad. Mon vieux plan sur la comète qui consistait à aller au Brésil après Trinidad n'était pas réaliste. En effet, le fort courant de Guyane portant au Nord-Ouest m’empêcherait de faire la route dans ce sens. Du coup, la meilleure solution : Aller au Brésil en premier, et profiter ensuite de ce courant pour remonter vers les Antilles. La navigation sera un peu plus sportive, car il faudra passer la Zone Intertropicale de Convergence.
Destination: Trinidad - ETA: 25/03/2009 à 16H00 - ETD: 01/03/2009 à 14H00 - Progression: 0 milles sur 2880